A propos du Praxinoscope

Fondée en 1995, par Vincent Vergone, sous le nom de Compagnie espiègle, elle change de nom en 2005 pour devenir Compagnie Praxinoscope. Ce nom signe la place prépondérante que prennent les techniques de précinéma, comme par exemple la lanterne magique dans les créations de la compagnie.
Une grande partie de ses créations sont tournées vers les tout-petits. Elle est ainsi diffusée dans des lieux et des festivals emblématiques du spectacle vivant pour le jeune public (Théâtre Dunois à Paris, Théâtre Massalia à Marseille, Théâtre des Treize Arches de Brive, Festivals Kaolin et Barbotine à Limoges, Saperlipopette à Montpellier, 193 Soleil ! en Seine-Saint-Denis, Les Rêveurs éveillés à Sevran, Les Premières Rencontres dans le Val-d’Oise) et dans le réseau tout public (Halle aux Grains – Scène nationale de Blois, Théâtre d’Orléans – Scène nationale, Philharmonie de Luxembourg, Cité de la musique).

Penser la culture comme un jardin

La compagnie mène depuis quinze ans un travail en marge des sentiers battus, s’adressant à des publics marginaux, utilisant des techniques oubliées, cherchant de nouvelles manières de vivre et partager la culture.

Les spectacles sont conçus comme des jardins (ou des « pièces-paysages » pour reprendre les mots de Michel Vinaver) : ils ne suivent ni narration, ni dramaturgie. Le spectateur se promène d’une évocation à une autre dans une construction qui est proche de celle d’un poème. Flânerie ou rêverie, le spectateur est laissé libre, la mise en scène n’impose rien, elle est là pour révéler le charme d’une chose, une personne, une image, un poème…

La culture de l’image occupe une place importante dans le travail de la compagnie, mais aussi la poésie et la musique contemporaine. Depuis plusieurs années, la question environnementale est également devenue prépondérante. La compagnie a mené plusieurs résidences en crèche afin de travailler le lien art/enfant/nature. Plusieurs spectacles et installations sont inspirées des recherches menées sur ce thème. Enfin, en 2016, un nouveau lieu d’accueil artistique est né, le Jardin d’émerveille.

Si l’on considère la culture comme l’expression de notre nature humaine, il y a une continuité entre nature et culture. De ce fait les cultures s’apparentent à des organismes vivants, qui poussent naturellement dans les sociétés humaines, éclosion de fleurs multiples, civilisations qui naissent, vivent, ou se flétrissent. Mais force est de constater aujourd’hui une érosion de leur diversité, qui n’est pas sans rappeler l’érosion de la diversité biologique. Polluées par des produits de consommation, marginalisées et souvent menacées d’extinction, les cultures vivantes doivent leur survie et leur vivacité à l’art, qui les réinvente sans cesse en leur insufflant subversion et inattendu.
Le travail de la compagnie s’inscrit dans le mouvement de résistance à cette « crise de culture » que dénonce Hannah Arendt. L’art est une ouverture sur l’inconnu.

Dans le « jardin planétaire du monde », nous pensons la culture comme un jardin, expérimentant des manières nouvelles d’inscrire l’art dans la vie (avec la Mirabilia et le Jardin d’émerveille, par exemple). Artistes-jardiniers, nous cherchons à cultiver la vie de l’esprit dans sa diversité, laissant pousser les mauvaises herbes, dans un jardin en mouvement, jardin sauvage où chacun peut développer l’identité singulière d’une libre pensée.

La compagnie est soutenue par la DRAC Ile-de-France – Ministère de la Culture et de la Communication, le Conseil régional d’Ile-de-France, le Conseil départemental de la Seine-Saint-Denis, et la Ville d’Aubervilliers.