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Présentation

Présentation

Penser la culture comme un jardin

La compagnie mène depuis quinze ans un travail en marge des sentiers battus, nous adressant à des publics marginaux, utilisant des techniques oubliées, cherchant de nouvelles manières de vivre et partager la culture.

Lorsque nous avons présenté nos premières créations, le spectacle pour le très jeune public était encore balbutiant, et le fait de dire de la poésie à de jeunes enfants, n’allait pas de soi. Si la presse et le public nous ont soutenus très vite, nous avons rencontré bien des réticences, mais notre engagement nous a aussi valu l’estime de professionnels exigeants.

Evitant les stéréotypes de la modernité, nous ne nous soucions pas de plaire ni de choquer, nous cherchons simplement à exprimer des choses qui nous paraissent essentielles, en creusant une relation sensible au monde.

Nous concevons nos spectacles comme des jardins, (ou des « pièces-paysages » pour reprendre les mots de Michel Vinaver) ils ne suivent ni narration, ni dramaturgie: le spectateur se promène d’une évocation à une autre dans une construction qui est proche de celle d’un poème. Flânerie ou rêverie, le spectateur est laissé libre, la mise en scène n’impose rien, elle est là pour révéler le charme d’une chose, une personne, une image, un poème…

Nous pensons que tous les publics sont en droit d’attendre de nous la plus haute exigence artistique, y compris les très jeunes enfants. La culture de l’image nous tient particulièrement à cœur, mais aussi la poésie et la musique contemporaine. A contre courant des dérives consuméristes, luttant contre la pollution et l’uniformisation culturelle, nous considérons que l’art n’est pas un simple loisir (c’est à dire une distraction du monde), au contraire nous pensons que l’art est une manière de vivre une relation sensible au monde. Légère, drôle ou profonde, l’œuvre d’art ouvre une fenêtre sur la nature des choses, nous permet de retrouver le sens d’une relation intime avec le monde.

Si l’on considère la culture comme l’expression de notre nature humaine, il y a une continuité entre nature et culture. De ce fait les cultures  s’apparentent à des organismes vivants, qui poussent naturellement dans les sociétés humaines, éclosion de fleurs multiples, civilisations qui naissent, vivent, ou se flétrissent. Mais force est de constater aujourd’hui une érosion de leur diversité, qui n’est pas sans rappeler l’érosion de la diversité biologique. Polluées par des produits de consommation, marginalisées et souvent menacées d’extinction, les cultures vivantes doivent leur survie et leur vivacité à l’art, qui les réinvente sans cesse en leur insufflant subversion et inattendu.
Le travail de notre compagnie s’inscrit dans le mouvement de résistance à cette « crise de culture » que dénonce Hannah Arendt. L’engagement des artistes pour défendre leur culture, est souvent assimilé à un repli identitaire ; nous considérons au contraire que l’art est une ouverture sur l’inconnu.

Dans le « jardin planétaire du monde », nous pensons la culture comme un jardin, expérimentant des manières nouvelles d’inscrire l’art dans la vie (avec la Mirabilia par exemple). Artistes-jardiniers, nous cherchons à cultiver la vie de l’esprit dans sa diversité, laissant pousser les mauvaises herbes, dans un jardin en mouvement, jardin sauvage où chacun peut développer l’identité singulière d’une libre pensée.

La compagnie a le soutien du Conseil Général de la Seine-Saint-Denis, du Conseil Régional d'Ile-de-France et de la DRAC Ile-de-France - Ministère de la Culture et de la Communication.


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La compagnie remercie La Nef pour son soutien.